301 km plus loin et 15 km plus haut…

 

3 jours de paysages complètement différents et de rencontres humaines riches… avec qu’une seule envie maintenant : le refaire… en plein hiver !

 

Pourtant, avant que l’hiver ne repointe le bout de son nez, je peux encore profiter des dernières journées estivales, attendant impatiemment que l’automne cogne aux portes du Yukon. Il apportera avec lui, fraîcheur et noirceur, aurores boréales et couleurs automnales. Il est déjà presque là, s’installant paisiblement, changeant les paysages jour après jour. Jaune et rouge remplacent au fur et à mesure les vastes étendues vertes, offrant un spectacle grandiose. Puis, en l’espace d’un claquement de doigts, un léger manteau blanc recouvrira tout de nouveau. Saison éphémère dans le Grand Nord, c’est surtout le moment de prolonger les joies de l’été, avant que le territoire ne commence son hivernation.

Lily's road_Automne
Un aperçu des premières couleurs de l’automne, depuis le Mont McIntyre. Vue sur Fish Lake 🙂

Mais nous n’en sommes pas encore là, même si cela arrivera bien plus vite que nous le pensons. Les températures négatives refont surface petit à petit (il a déjà fallu que je gratte la voiture !) et beaucoup d’arbres ont maintenant perdu toutes leurs feuilles… En somme, l’été est passé comme un coup de vent, aussi furtif qu’un saumon remontant le fleuve Yukon !

Un jour, j’aurai le temps de blogguer… Car oui, j’avais plein d’ambitions pour juillet-août : garder un bon rythme de publication dans mes articles, organiser un jeu-concours pour mon premier anniversaire de présence sur le Web, répondre enfin à la nomination d’Érica pour les Liebster Award 2017, réaliser des vidéos de mes découvertes… Bref, tout plein de chouettes projets qui n’ont finalement pas abouti ! Et pour cause, dès mon retour d’Hawaï, je n’ai pas vu le jour entre le boulot, la visite de mes parents et l’exploration de mon territoire ! J’avais tellement de choses à raconter que finalement, je ne savais même plus par où commencer. Et puis, je suis tombée sur le thème de rentrée de la #BattlePhoto, un rendez-vous hebdomadaire de Twitter où photographes amateurs et confirmés partagent des photos sur un sujet choisi préalablement par les organisateurs. Pour la reprise, c’était « Best-of de l’été », et j’avais enfin une idée pour mon article !

Car, si je n’ai pas vraiment eu le temps d’écrire, c’est qu’il s’en est passé des choses, cet été : mon premier passage à la radio (et en anglais, s’il vous plaît), des retrouvailles en famille ou entre ami(e)s, des parties de pêche, et surtout, beaucoup (mais alors vraiment beaucoup) de randonnées. J’ai crapahuté autour de Whitehorse, dans le Nord du Yukon ou alors plus au Sud. Jamais vraiment seule (à part sur la piste du Chilkoot), il y avait toujours au moins Hazel pour me tenir compagnie et éloigner les ours du chemin.

Lily's road_Yukon_Hazel
Au sommet du Mont McIntyre.

Si j’avais aimé le parc national de Kluane en hiver, ce n’était rien en comparaison des sentiments ressentis en été, partagée entre excitation, liberté et béatitude…

Excitation d’enfin vivre mon rêve.
Liberté de fouler ces terres immenses, sans ne jamais croiser personne.
Béatitude devant les paysages à couper le souffle qui m’entourent.

Que ce soit pour une balade sur les rives du lac Kluane, pour une randonnée plus difficile sur le sentier du « Trône du roi » surplombant le lac Kathleen, ou encore pour apercevoir un paysage d’une verdure insoupçonnée près du lac Saint-Élias, je me suis nourrie de chaque instant, m’imprégnant des odeurs et des perspectives.

Si je retrouvais une certaine sérénité intérieure devant la toundra subarctique et sauvage du parc territorial de Tombstone, ce n’était finalement rien comparé à l’enivrement qui m’avait gagné quand je le découvrais pour la première fois en hiver. Sans ce côté magique et mystique que la neige donnait aux reliefs lointains, je me retrouvais face à de nombreuses montagnes, à perte de vue, comme j’ai l’occasion d’en voir partout ailleurs au Yukon. Ne vous méprenez pas, c’est pourtant magnifique et cela vaut vraiment le détour. Même si j’ai préféré l’arpenter par -38°C, j’ai adoré y marcher au début du mois d’août, me laissant envahir par l’atmosphère paisible qui se dégageait des épilobes omniprésents ou par cette envie d’aller encore plus loin, encore plus haut, pour percer le mystère des monts qui m’entouraient.

Et puis, il y a eu toutes ces randonnées de quelques minutes à quelques heures, faites aux alentours de Whitehorse ou de Carcross, après une journée de travail ou pour occuper mes fins de semaine. J’y ai découvert des panoramas plus grandioses les uns que les autres, toujours avec un bonnet sur la tête en arrivant en sommet, et aussi un sourire niais figé sur mes lèvres. Comblée, jamais rassasiée, je continue toujours encore plus loin, car … je l’aime tellement, le Yukon ! Il faut dire aussi que je suis bien entourée, et je ne parle pas seulement du décor environnant…


 

« Ce que tu vis au sommet te change profondément et te devient indispensable… », inconnu.


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