Activités hivernales


Même si l’arrivée de l’hiver a tendance à ralentir tout mouvement…


… avec le froid et la neige qui figent la moindre esquisse de déplacements. Comme si, avec leur arrivée, la vie à Whitehorse devait s’arrêter. Cette année, l’hiver a commencé fort avec des températures basses, voire très basses, et ce, dès novembre. Malgré les températures positives de ces derniers jours, il n’en reste pas moins que l’on est en plein milieu de la période idéale pour s’enfermer chez soi, cocooner devant un film ou jouer avec des amis à un jeu de société devant une tasse de thé fumant. Si j’aime bien ces trois options, je crois encore que je préfère découvrir ce que Whitehorse a à offrir, quitte à devoir m’habiller très chaudement. Outre le traîneau, qui est ma grande passion, je vous livre mes cinq autres activités hivernales préférées à faire à moins de trente minutes du centre-ville de Whitehorse.


  1. La réserve faunique du Yukon (RFY)

Entre mon aura légendaire pour faire fuir les animaux et le bruit du crissement de mes pas dans la neige, je peux dire, avec certitude, qu’il y a peu de chance que j’arrive à observer la vie sauvage dans son élément naturel si personne ne me donne un petit coup de pouce ! Et c’est là que la réserve faunique du Yukon présente tout plein d’avantages : en me rendant à un seul et même endroit, je peux observer une douzaine d’espèces de mammifères différentes directement issues des régions nord du Canada. Ce qui me plait particulièrement dans le concept, c’est que ce n’est pas un zoo ordinaire, mais un lieu de préservation de la faune yukonnaise. Les animaux, bien qu’enfermés, ont accès à de grands espaces, directement inspirés de leur habitat naturel. Ainsi, les mouflons de Dall et les chèvres des montagnes ont des falaises pour faire grimpette ; les orignaux, des marais pour se rafraîchir ; les bisons des bois et les bœufs musqués, de longues étendues pour leur permettre de se dégourdir les pattes. Pour nous, observateurs, c’est un sentier de près de cinq kilomètres que l’on peut parcourir, à pied, en vélo, ou même en ski de fond. Pour ma part, je pourrais rester des heures devant le parc des lynx et des renards arctiques… Et ça tombe bien puisqu’ils sont l’un à côté de l’autre ! Je les trouve d’ailleurs un peu petits (notamment celui des lynx), mais je ne suis sûrement pas très objective…

Mission de la RFY
Faire connaître et apprécier l’écologie arctique et boréale grâce à la création d’un centre voué à l’éducation sur le milieu nordique, à la conservation et à l’excellence en recherche.



  1. Les sources thermales de Takhini

Bien que je ne sois pas fan des piscines publiques, j’ai beaucoup de mal à refuser une invitation aux bains chauds de Takhini ! Et pour cause, avec un bassin à 36°C et l’autre à 42, il n’y a pas beaucoup d’autres endroits où je peux être si réchauffée quand les températures extérieures avoisinent les -30 ! Exploitées depuis plus de cent ans, ce sont d’abord des voyageurs et des trappeurs qui s’y sont baignés alors qu’aucun aménagement n’avaient encore été faits. En 1907, les sources deviennent privées. Depuis lors, les propriétaires se sont succédés et en ont fait un des lieux les plus touristiques de Whitehorse. Outre l’effet relaxant qu’il y a à se plonger dans des eaux d’une telle chaleur, on y retrouve également des bienfaits thérapeutiques liés à la forte concentration en minéraux naturels, notamment celle du calcium, du magnésium et du fer ; pas de soufre donc, laissant la baignade encore plus appréciable car inodore. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le plus difficile, finalement, ce n’est pas le passage du vestiaire à l’un des bassins, mais le passage du bassin le plus chaud vers celui où la température est moins élevée. Pourtant quand tu ne portes qu’un maillot de bain et que tu as les cheveux mouillés (bah oui, douche obligatoire !), ça pique légèrement de se retrouver dehors… mais ça se fait relativement bien. Par contre, passe cinq minutes dans une eau à 42°C et celle à 36 te paraîtra être plutôt proche de 18°C !!! Avec l’expérience, j’ai donc appris à toujours commencer par le bassin le plus « froid » 🙂



  1. Le patinage

Ce n’est pas vraiment une révélation… Je vous en avais déjà parlé de mon rêve de gamine, celui de devenir danseuse sur glace, non ? Toujours aussi maladroite sur des patins, cela ne m’empêche pas pour autant d’apprécier grandement la discipline. Si, l’hiver dernier, Camille m’avait aidée pour créer notre propre espace au lac Chadburn, cette année, privée de mon acolyte, c’est surtout sur les patinoires extérieures, disséminées çà et là dans la ville, que je m’exerce. Au global, ce ne sont pas moins de trente étendues glacées qui sont entretenues hebdomadairement : les résidents des quartiers déblayent la neige, puis la Municipalité vient les surfacer pour assurer une glisse optimale ! À la période de Noël, j’aime particulièrement me rendre à Shipyard Park : les sapins y revêtent leurs plus belles décorations, autour d’une patinoire aménagée en une boucle d’un peu plus de 300 mètres !

PVT Canada_Shipyard
Patinage à Shipyard Park. ©Camille


  1. Le ski de fond

La première fois que je suis montée sur des skis, j’avais 9 ans. C’était aux Gets, en Haute-Savoie et en famille. J’étais fière d’épingler ma broche « 1er flocon » après mes cinq jours de classe de neige. Je ressemblais à ça :

PVT Canada_ski (3)
Chasse la neige, chasse la neige… ©Patrick Tabuteau

Mes parents avaient réservé une autre semaine, l’hiver suivant, au même endroit, mais je n’ai pas trouvé mieux que de me casser le poignet quelques jours avant de partir ; l’année d’après, c’est mon appendice qui s’est manifestée, si bien que l’occasion de skier à nouveau ne s’est pas présentée avant le passage de l’an 2000. Une promesse faite aux amis de jeunesse de ma maman, et nous voilà à Quintal, toujours en Haute-Savoie, prêts à en découdre avec les pentes enneigées. Nous n’avions néanmoins pas prévu qu’une coupure de courant entraînerait l’arrêt des remontées mécaniques… Qu’à cela ne tienne, nous ferons du ski de fond ! Et je me souviens avoir adoré…  Après cette expérience cependant, je n’ai pas eu l’opportunité de glisser, surtout, qu’entre temps, j’avais découvert le traîneau à chiens…

Tout ça pour dire que, quand je suis enfin remontée sur des skis mi-novembre de cette année, j’appréhendais un peu ! Pourtant, bien que les premiers instants aient été un peu folkloriques (comment fait-on déjà pour freiner dans les descentes en ski de fond ?), j’ai finalement repris mes marques et je ne m’en lasse plus ! Que ce soit à la station du Mont MacIntyre (accès payant), sur les pistes gratuites du lac Chadburn près du canyon Miles, ou sur des lacs gelés au clair de Lune, je glisse et je profite !

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Sur le lac Chadburn, au lever de lune. ©Kelly Tabuteau


  1. Les randonnées

Pendant très longtemps, la marche à pied et moi, cela faisait deux ! Je ne comprenais pas comment marcher pouvait apporter autre chose que de la souffrance, entre le souffle court, les jambes raides et les pieds meurtris… Et puis un jour, un ami me montre des photos de ses dernières vacances : il avait passé une quinzaine de jours à randonner dans les montagnes corses, sur le GR20. Je ne me souviens plus exactement quelle a été ma première pensée quand il me racontait ça, mais je pencherais pour un truc du genre : « Mais pourquoi ??? », et puis, j’ai vu les images et j’ai compris. J’ai compris que la randonnée pouvait être quelque chose de bien plus fort que juste de la douleur. Et depuis, c’est devenu mon moyen préféré de voyager ! J’en ai même fait le « slogan » de mon blog : Récits de voyages : des endroits reculés, parfois accessibles qu’avec mes pieds, et des coins plus connus. Je réalise en écrivant ces quelques lignes que je me suis quelque peu éloignée de ma ligne éditoriale… Mais ce n’est pas vraiment le sujet ! Bref, il me serait impossible de compter les kilomètres de sentiers parcourus depuis que je suis arrivée, que ce soit pour une simple balade d’une demi-heure ou des promenades plus engagées. Car, quand je ne travaille pas, je suis dehors à crapahuter.





« La montagne offre à l’homme tout ce que la société moderne oublie de lui donner. », Anonyme.

 


4 réflexions sur “Activités hivernales

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