Quitter son cocon…

 

Dernières choses à gérer, et pas des moindres : que faire de mon appartement et de ma voiture ?

 

Quand j’ai reçu l’invitation à présenter ma demande de Permis Vacances Travail, j’étais un peu perdue… Comme je vous le disais dans mon article « Le jour où tout a commencé », je ne pensais pas recevoir le tant attendu sésame, au vu des rondes déjà passées et de ma malchance aux jeux.

Je m’étais donc préparée (à ne pas partir au Canada) et avais entrepris d’autres projets en France. D’où l’hésitation à l’accepter cette fameuse invitation… et aussi, peut-être la raison finalement la plus présente, la peur de partir seule… Et dans ces moments de doute, ce sont vers mes parents que je me réfugie, toujours de bons conseils ! Alors oui, même en vacances à la Réunion (car c’est là que j’étais le 11 mai quand j’ai reçu le courriel m’annonçant une mise à jour dans mon compte CIC), je m’arrange pour leur téléphoner. J’ai besoin de partager la nouvelle avec eux et qu’ils m’aident à y voir plus clair.

Je vous passe les détails de la conversation mais les bribes qui en ressortent : opportunité unique > fonce > sois heureuse ! et je crois bien que je l’étais (ce que maman me confirmera plus tard lorsqu’on en reparlera : ta voix trahissait tes sentiments !).

BE-HAPPY-BANANE

 

Enfin tout ça pour dire qu’au début, ce n’était vraiment pas gagné de vouloir partir pour deux ans. Dans ma tête, je me disais « ok, je fonce, mais je peux aussi rentrer dans six mois si ça ne se passe pas comme prévu ». Et dans ces conditions, le choix pour la voiture et l’appartement était limpide : je garde tout, sait-on jamais !

 

Le temps passe, je réfléchis de plus en plus et finis par être décidée à tenter ma chance au Canada, dans le monde du mushing et des guides de montagne. Je souhaite donc « rentabiliser » au mieux mon visa de deux ans, pour me faire une réelle expérience professionnelle et m’enrichir auprès de jolies rencontres humaines ! Ça change donc la donne pour mes biens, que je vais devoir laisser derrière moi… :

  • Après un rapide essai infructueux sur Le Bon Coin, vente de la voiture via ce site internet : inutile de la laisser dormir dehors pendant deux ans et de payer une assurance. Démarche ultra simple et rapide ; une inscription en ligne, une estimation fournie sur le véhicule, un rendez-vous en garage, une poignée de mains et une voiture vendue ! Je ne peux que vous le conseiller si vous souhaitez vendre votre auto, sans avoir à gérer les questions et rendez-vous de particuliers.
  • Mise en location de mon appartement, en meublé, me laissant la possibilité de revenir à mi-parcours (toujours, le sait-on jamais…), puisque ces baux ne se font que pour un an, reconductibles par tacite reconduction à échéance. C’est étrange de penser qu’un étranger va vivre dans ce confortable studio que j’occupe depuis six ans…

 

Alors si pour la voiture, il n’y a pas grand-chose à faire (si ce n’est la nettoyer, et ceux qui me connaissent savent que ce n’est finalement pas une mince affaire), pour l’appartement, c’est une autre paire de manches ! Car, même si les meubles demeurent, je dois vider le reste de mes affaires. C’est donc l’heure du grand tri ! Quelques semaines après Camille et Jordan, je me retrouve à m’émerveiller devant ma boîte magique, celle qui recense des tonnes de souvenirs depuis plus d’une vingtaine d’années… Nostalgie, nostalgie… Mais contrairement à eux qui ne s’envolent que dans quatre mois, il ne me reste, à l’heure où j’écris ces lignes, que dix-neuf jours avant mon départ ! Pas trop de temps à « perdre » donc dans le passé, il faut que je m’active. Par chance, je peux stocker mon fourbi dans la maison de mes parents, et après trois voyages dans ma petite Ford Ka (que je ne laisse au garage qu’après-demain), mon ancienne vie se résume à un tas de cartons dans le grenier. Le prochain casse-tête sera de faire tenir la nouvelle dans un bagage de 23 kg et un de 8kg…

 

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En attendant le grand départ, retour chez papa et maman. Je quitte donc mon cocon pour retrouver la chaleur du foyer familial, avant de me plonger dans le froid du Grand Nord.

 

« Votre temps est limité, ne le passez pas à vivre la vie de quelqu’un d’autre. Ne vous enfermez pas dans des dogmes – ce qui correspondrait à vivre avec les pensées des autres. Ne laissez pas le bruit ambiant influencer vos opinions et la petite voix en vous. Et au delà de toutes ces choses, ayez le courage de suivre votre cœur et vos intuitions. D’une manière ou d’une autre, elles savent déjà ce que vous voulez devenir. Le reste est secondaire. », Steve Jobs.


11 réflexions sur “Quitter son cocon…

  1. Oh je sais tellement ce que tu vis…ressens…ce déménagement… L’inconnu…des nouveaux lieux…mais l inconnu qui va être chez toi…étrange ce sentiment…mais au fond, tu regardes devant, tu avances..tes doutes partiront pour laisser la place au bonheur… Au bonheur de contempler d’autres lieux…de rencontrer d’autres visages.. Sourires..amitiés.. La richesse d’une nouvelle culture… Respire pleins poumons,écarquille grand les yeux…tu vas adorer…cette évasion… Eclates toi profites à fond…milles bizouxx…

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    1. Hello la famille Ratsavong ! Merci beaucoup Virginie pour ton touchant message, des mots justes qui me vont droit au cœur, surtout venant de toi, qui a vécu ça il y a un mois maintenant. Éclatez-vous, vous aussi, sur votre île 😉
      Des bisous !!

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  2. Bonjour,
    En te lisant, je me rappelle combien j’étais dans ta situation, il y a 2 ans maintenant. Moi aussi j’ai dû vider mon studio pour le mettre en location. Ma vie se résumait à quelques cartons dans ma minuscule cave.Par chance, je n’ai pas vendu ma voiture, je l’avais confié à mes parents (mon père était super content de conduire mon petit 4×4). Aujourd’hui j’ai réintégré mon studio depuis 3 mois, et n’ai toujours pas sorti mes cartons de la cave, je m’aperçois finalement, que ce que j’ai en bas, ne m’est pas utile. Je vis dans une sorte de minimalisme, et ça me va très bien. Le voyage m’a fait comprendre que je n’ai pas besoin de grand chose pour être heureuse au final.Au plaisir de suivre ton aventure au Yukon.

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    1. Hello Nelly,
      Et comment j’aime lire ton retour d’expérience. Demain matin, je quitte mon studio et j’ai déjà un pincement au coeur en sachant, au fond de moi, qu’il y a très peu de chance que j’y revive un jour.
      Comme tu le dis si bien, on a besoin de peu finalement pour être heureux 😉

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  3. Coucou, Je découvre ton blog alors que je n’en suis qu’à la première étape (inscrite au bassin des demandeurs pour 2017) L’attente va être longue et peut-être que je ne partirai jamais. Pourtant déjà je me pose ces questions pour mon appartement et le reste. Et ça m’aide de lire ton blog pour avoir une idée du parcours que c’est. C’est quelque chose de partir comme ça. Ce n’est pas rien et ce n’est pas facile comme le pensent certains.
    Beau voyage, profites-en bien,

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  4. Je découvre ton blog et je lis tes articles avec beaucoup d’attention et de plaisir … Je quitte la France pour Montréal dans moins de 2 mois, c’est un peu moins « l’aventure » que le Yukon mais quand même … 😉 J’ai quitté mon appartement la semaine dernière pour retourner chez mes parents, profiter d’eux avant mon départ et économiser encore un peu au passage 🙂 Bref, tout ça pour dire que je me retrouve bien dans ton récit … Au plaisir de suivre ton aventure ! Maryline

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